LSU (livret scolaire unique)
Le LSU, ou livret scolaire unique, est l'application nationale qui centralise le suivi des acquis de chaque élève du CP à la troisième : bilans périodiques, bilans de fin de cycle et attestations officielles.
Aussi appelé livret scolaire unique · livret scolaire unique numérique · LSUN
Le LSU est issu de la réforme de l'évaluation de 2015. Il remplace les anciens livrets de compétences par une application unique, alimentée par l'école élémentaire puis par le collège, qui suit l'élève sur toute la scolarité obligatoire. Pour l'enseignant, il se traduit par deux gestes très concrets : renseigner un bilan périodique à chaque fin de trimestre ou de semestre, et positionner l'élève sur le socle commun en fin de cycle.
Ce que contient le LSU
Les bilans périodiques : pour chaque discipline, les principaux éléments du programme travaillés sur la période, une appréciation rédigée, et selon les choix de l'établissement une note ou un positionnement.
Les bilans de fin de cycle : le positionnement de l'élève sur chacune des composantes du socle commun de connaissances, de compétences et de culture, à la fin des cycles 2, 3 et 4.
Les parcours éducatifs : parcours citoyen, parcours éducatif de santé, parcours d'éducation artistique et culturelle, parcours Avenir.
Les attestations officielles délivrées pendant la scolarité obligatoire, qui restent attachées au livret.
Sa base réglementaire
Le LSU découle du décret n° 2015-1929 du 31 décembre 2015 relatif à l'évaluation des acquis scolaires des élèves et au livret scolaire, à l'école et au collège, complété par l'arrêté du même jour qui en fixe le contenu. L'article D311-6 du code de l'éducation précise que le livret scolaire rend compte de l'évolution des acquis de l'élève et constitue un instrument de communication entre les professeurs et les parents. Ce n'est donc pas un simple outil de reporting interne : c'est un document légalement destiné à être lu par la famille.
Qui le renseigne, qui y accède
Les professeurs saisissent les appréciations et les positionnements, le plus souvent depuis leur logiciel de vie scolaire qui exporte ensuite vers le LSU. Le directeur d'école ou le chef d'établissement verrouille les bilans. L'élève et ses représentants légaux y ont accès, ainsi que les équipes pédagogiques qui prendront le relais l'année suivante : un bilan mal rédigé continue donc de circuler bien après le conseil de classe.
Le vrai point de friction : rédiger les bilans périodiques
Un professeur de collège rédige plusieurs centaines d'appréciations par an, dans un champ court, souvent en fin de trimestre et sous contrainte de calendrier. Le risque est mécanique : des formules interchangeables, qui ne disent rien de ce que l'élève sait faire. Trois règles suffisent à rendre une appréciation utile.
Nommer un acquis précis, rattaché à un élément du programme travaillé sur la période.
Nommer l'obstacle principal, et un seul, celui qui bloque la progression.
Donner une consigne actionnable pour la période suivante, formulée pour l'élève et non pour l'institution.
C'est exactement le travail que décrit la fiche appréciation de bulletin, et le sujet de notre guide sur les appréciations de bulletin liées au travail.
À ne pas confondre avec
Le bulletin scolaire : le bulletin est le document périodique remis à la famille ; le LSU est le système national qui l'héberge et le conserve d'une année sur l'autre.
Le livret scolaire du lycée (LSL) : application distincte, qui concerne la voie générale et technologique et alimente le dossier du baccalauréat. Le LSU s'arrête à la troisième.
Le logiciel de vie scolaire (Pronote, EcoleDirecte, Sconet et équivalents) : c'est l'outil de saisie quotidien de l'établissement, qui exporte vers le LSU. Les deux ne se substituent pas l'un à l'autre.
Le conseil de classe : instance qui examine les bilans, alors que le LSU n'est que le support qui les enregistre.
LSU et correction assistée
La qualité d'un bilan périodique dépend de la matière première dont dispose l'enseignant au moment de le rédiger : s'il ne garde en mémoire qu'une moyenne, il écrira une phrase sur une moyenne. Une correction qui conserve, copie après copie, la trace des réussites et des erreurs récurrentes donne au contraire de quoi écrire une appréciation ancrée. C'est ce que produit la correction dématérialisée : le bilan de fin de période devient une synthèse de ce qui a été observé, et non une reformulation de la moyenne.
Sources
- Décret n° 2015-1929 du 31 décembre 2015 relatif à l'évaluation des acquis scolaires des élèves et au livret scolaire, à l'école et au collège31 décembre 2015
- Arrêté du 31 décembre 2015 fixant le contenu du livret scolaire de l'école élémentaire et du collège31 décembre 2015
- Code de l'éducation, article D311-6 (le livret scolaire, instrument de communication entre les professeurs et les parents)
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