Thème 2 : Une diversification des espaces et des acteurs de la production
- Durée estimée
- 1h30
- Barème
- 20 points
Essayer Examino
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Partie 1 : Maîtrise des connaissances (10 points)
Exercice 1 : Définitions (3 points)
Donnez une définition claire et concise des notions suivantes :
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Métropolisation
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Littoralisation
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Chaîne de valeur ajoutée
Exercice 2 : Question de cours (3 points)
Expliquez pourquoi les métropoles et les littoraux sont les espaces qui concentrent le plus les activités productives à l'échelle mondiale.
Exercice 3 : Localisation (4 points)
Sur le fond de carte fourni, localisez et nommez précisément :
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Trois grandes métropoles mondiales qui sont des centres de production majeurs.
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Deux grandes façades maritimes.
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Les principaux flux matériels mondiaux.
(Le fond de carte du monde sera distribué avec le sujet)
Partie 2 : Étude d'un document (10 points)
Document : Les stratégies industrielles d'Airbus et Boeing
Airbus, le puzzle industriel européen
Le groupe européen a construit son outil industriel à l'image de son actionnariat : éclaté dans les quatre pays fondateurs du consortium (Allemagne, Espagne, France, Royaume-Uni), mais aussi en Belgique et aux Pays-Bas. […] Pour son A380, plus de 30 sites européens fournissent des tronçons de fuselage, des ailes ou des systèmes. L'avionneur a fait de Toulouse son principal site d'assemblage pour les avions de ligne, avec Hambourg en Allemagne. Il dispose aussi d'un site à Séville pour les avions militaires. L'organisation industrielle est complexe. Par exemple, pour l'A350, les ailes sont fabriquées à Brême (Allemagne) et à Broughton (Royaume-Uni), le fuselage à Hambourg, Saint-Nazaire et Nantes, l'empennage en Espagne. Le tout est ensuite transporté par le fameux Beluga (un avion-cargo spécialement conçu) vers Toulouse pour l'assemblage final. Cette production en réseau s'appuie sur une multitude de sous-traitants, des grands groupes comme Safran ou Thales aux PME spécialisées.
Boeing et le choix de l'externalisation massive
Pour son 787 Dreamliner, Boeing a poussé la logique de la sous-traitance à l'extrême. L'avionneur américain ne fabrique plus dans ses usines d'Everett que 10% de l'avion, comme l'empennage vertical et l'intégration finale. Le reste est fourni par une cinquantaine de partenaires industriels à travers le monde. Les Japonais Mitsubishi, Kawasaki et Fuji Heavy Industries fabriquent les ailes et une partie du fuselage. L'Italien Alenia Aeronautica produit le fuselage central et l'empennage horizontal. D'autres pièces viennent de Corée du Sud, d'Australie, de Suède, et même de France (Thales pour les systèmes électriques, Safran pour le train d'atterrissage). Ce choix visait à réduire les coûts et à partager les risques. Cependant, il a entraîné d'importants retards de livraison en raison de la difficulté à coordonner une chaîne logistique aussi étendue et complexe.
Source : D'après un article de L'Usine Nouvelle, adapté.
Questions
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Présentez le document en précisant sa nature, sa source et son thème principal. (1 point)
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Décrivez et comparez l'organisation des systèmes productifs d'Airbus et de Boeing pour leurs avions long-courriers (A350/A380 et 787). (4 points)
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Identifiez les différents types d'acteurs de la production (entreprises, sous-traitants, États implicitement) et les échelles (locale, nationale, mondiale) visibles dans cet exemple de l'industrie aéronautique. (3 points)
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En vous appuyant sur le document et vos connaissances, montrez en quoi la France, avec le système productif d'Airbus, est un territoire productif pleinement inséré dans la mondialisation tout en valorisant des compétences locales. (2 points)